L’ironie de l’histoire allemande

On peut voir sur cette photo: une carcasse de bâtiment en voie de démolition, le Palais de la République, haut lieu festif de la RDA, qui appartient à l’imaginaire de chaque Ossi berlinois ; à l’arrière plan, la Cathédrale de Berlin, construite par Guillaume II, monument que la RDA projetait de démolir et dont la conservation fut achetée, en devises sonnantes par la RFA. Berlin réunifié, renouant avec son passé prussien, perçu comme relativement démocratique (pour QUI ? je vous le demande), décide donc, après des controverses houleuses, de démolir le Palais de la République pour y re-construire un château des temps prussiens. Les vainqueurs ont souvent la main lourde, quelle que soit la couleur de leur drapeau. Mais j’aime l’ironie de l’histoire. Elle devrait rendre modeste.
P.-S. Septembre 2009
La démolition est achevée, un bel espace a été libéré, mais la construction du château, par ailleurs contesté, est toujours repoussée, faute de moyens financiers. Berlin qui a perdu ses industries, sa classe moyenne, est une ville pauvre.
*
LES CHRONIQUES BERLINOISES font partie des MÉMOIRES CROISÉES [voir Pages].
Le système de renvois webiques permettant de créer des liens, autorise une publication autonome.
*
CHRONIQUES BERLINOISES se composent de QUATRE PARTIES suivant un ordre chronologique :
I. 1998 : février, centenaire de Brecht
II. 2000 : juillet
III. 2000 : novembre-décembre
IV. 2001 : novembre décembre
/janvier 2002
*
Les sous-titres [dans Pages] permettent de survoler la teneur d’une majorité d’éléments.
Je me permets de renvoyer aux pages de JOURNAL DE TRAVAIL qui ponctuaient les CHRONIQUES BERLINOISES. [http://fpbjt.wordpress.com/]